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PARTENARIAT

L’ADEME et GRDF ont annoncé avoir renouvelé leur partenariat pour développer le filon du gaz renouvelable en France. Un partenariat qui s’étend sur trois années supplémentaires.

Alors que la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) allait être présentée le 25 janvier, l’ADEME et GRDF ont pris les devants en renouvelant leur partenariat en faveur du développement du gaz renouvelable en France deux jours auparavant : biogaz et hydrogène renouvelable entre autres.

Les deux acteurs ont paraphé conjointement un document dans lequel ils s’engagent à travailler de concert afin de mettre en place des solutions innovantes ayant recours au gaz naturel et aux gaz renouvelables. Si la PPE a déçu des acteurs de la filière biogaz du fait d’un manque ambition clair, l’ADEME et GRDF poursuivront néanmoins leur collaboration dans le but de développer et de pérenniser la filière biogaz et méthanisation.e

Dans un communiqué commun, les deux acteurs expliquent : « L’ADEME et GRDF travailleront conjointement sur plusieurs études pour valoriser les atouts environnementaux de la filière bioGNV (Gaz naturel véhicule issu du biométhane) : dispositifs techniques pour garantir la traçabilité du bioGNV jusqu’à l’utilisateur final, mécanismes de prise en compte du bilan CO2 du bioGNV et des autres biocarbures, outil d’estimation des gains pour la collectivité de privilégier les transports par autocars au GNV/BioGNV… »

Ce qui ressort également du partenariat est le contre-pied qu’il prend en comparaison avec la PPE rendue publique le 25 janvier. Pour rappel, la PPE prévoit une consommation de biogaz égale à 7% (et non plus 10%) à l’horizon 2030. De leurs côtés, l’ADEME et GRDF voient beaucoup plus loin en envisageant un scénario allant vers un « mix de gaz 100% renouvelable en 2050 ». Une piste creusée l’année dernière et qui a un écho particulier en ce début d’année.

Parmi les nombreuses pistes de travail figurent en bonne place la mise au point de solutions innovantes quant aux logements collectifs associant énergie renouvelable et gaz naturel. Le secteur de l’industrie fera également l’objet d’importants travaux de réflexion dans le but d’optimiser la consommation d’énergie et de réduire les émissions de CO2.

Dernier point et non des moindres, l’ADEME et GRDF entendent apporter leur soutien technique et opérationnel aux collectivités locales afin de les mettre dans les meilleures dispositions possibles pour stimuler la production, l’utilisation et la distribution de gaz renouvelable dans les territoires. Et ce via notamment un guide ad hoc : « Mobiliser les schémas directeurs énergie pour optimiser le mix énergétique territorial ».


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AVENIR DU BIOGAZ

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Les acteurs du biogaz dénoncent une baisse de soutien du gouvernement au développement de la filière biogazz, prévu dans le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) publié le 25 janvier. La nouvelle PPE prévoit de baisser de 10 % (un taux fixé par la loi de transition énergétique de 2015) à 7 % la part de biogaz (injecté ou utilisé directement) dans la consommation totale de gaz, à l’horizon de 2028-2030. Pourtant, les acteurs de la filière portaient un objectif de 30 % du biométhane injecté en 2030.

Le projet de PPE prévoit le maintien du tarif d’achat du biométhane en guichet ouvert pour les installations de petite taille (dont le seuil reste à définir). Comme pour le photovoltaïque : plus il y aura de projets, plus ce tarif d’achat sera revu à la baisse. Mais la PPE prévoit aussi une diminution du prix d’achat du biométhane injectéé pour les installations sous appels d’offres. Ces appels d’offres seront dimensionnés sur la base d’un tarif de référence de 67 euros par mégawattheure (€/MWh) en 2023 puis à 60 €/MWh en 2028.

Un tarif maximal sera fixé à 87 €/MWh en 2023 et 80 €/MWh en 2028. Deux appels d’offres seront lancés chaque année pour un objectif de production de 350 gigawattheures (GWh) par an chacun. Si le prix moyen d’achat « n’est pas atteint, les volumes alloués seront réduits afin de ne pas dépasser le niveau de dépense publique visé », prévient le gouvernement.

Aujourd’hui la méthanisation coûte 95 euros/MWh et jusqu’à 125 €. L’Etat conditionne donc le développement du gaz vert à une baisse des coûts de production de 30 % en cinq ans.D

La place des gaz renouvelables dans la PPE a été naturellement débattue au salon Biogaz Europe à Rennes. Elle a fait l’objet d’une table-ronde, le 30 janvier, rassemblant les acteurs. Tous critiquent ces contraintes budgétaires et craignent pour l’avenir de la filière.

Malgré ces signaux défavorables, la filière y croit encore. Si aujourd’hui 78 sites injectent du biométhane, près de 600 projets sont actuellement en file d’attente des gestionnaires de réseaux, soit une capacité de 12 TWh. «  Ces projections vont au-delà des objectifs de la PPE qui prévoit de porter le volume de biométhane injecté entre 14 et 22 térawattheures (TWh) en 2028, contre 0,4 TWh en 2017.R


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